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De la guerre, des cochons et des zombies (tout pour faire un chouette film)

Décidément au Pentagone, on alimente les projets les plus barrés. Après les robots anthropophages et les soldats télépathes, la DARPA est fière de vous présenter les soldats zombies. Ils ont du mater Worst Case Scenario une fois de trop ces gars-là.

L’idée est pourtant intéressante : la perte massive de sang suite à des blessures est responsable d’à peu près la moitié des morts de l’armée américaine. Le Pentagone encourage donc de nouvelles avancées médicales pour sauver plus de vies lors des combats. La dernière idée en date : stopper la perte de sang chez des porcs en les transformant en proto-zombies (un peu comme les moutons alors). Si cela marche sur des cochons, ça devrait marcher sur des soldats (argument imparable auquel je n’ai rien à objecter).

Je proteste ! J’ai toujours milité pour la paix !

La DARPA, ou agence pour les projets de recherche avancée de défense américaine, a accordé 9,9 millions de dollars à l’Institut Texan d’Études Précliniques (TIPS), pour les aider à développer un traitement permettant de prolonger le temps de survie d’un soldat grièvement blessé. En cas d’hémorragie grave les chances de s’en sortir sans traitement adapté sont presque nulles au bout d’une heure – et dans les zones de combats l’évacuation rapide et le traitement sont souvent impossibles.

L’institut s’appuie sur des recherches précédentes supervisées par la DARPA. À l’université de Stanford, un projet visait à permettre à des humains d’imiter les capacités d’hibernation des écureuils, qui émergent après de longs mois d’inaction sans dommage aucun à leur organisme. Les bestioles utilisent pour cela un enzyme pancréatique que nous possédons aussi.
Un autre projet du Centre de Recherche sur le Cancer Fred Hutchinson se servait de rats et de vers pour déterminer comment le sulfure d’hydrogène arrivait à bloquer la propension du corps à brûler de l’oxygène, créant ainsi une sorte d’état suspendu pendant lequel le cœur s’arrête de batte et les blessures cessent de saigner. Après avoir prélevé 60% du sang d’un rat, le Dr Roth est parvenu à le maintenir en vie pendant plus de dix heures en utilisant une solution de sulfure d’hydrogène.

Prochaine étape : essayer la même chose sur des cochons, lesquels possèdent un système cardiovasculaire similaire au nôtre. Les chercheurs du TIPS pensent pouvoir prédire avec précision les réaction de l’organisme humain à partir des expériences faites sur les cochons. Plusieurs cocktails sont testés sur des animaux anesthésiés, pour trouver celui qui pourra les mener “le plus près possible de la mort”.

Une équipe de 15 personnes travaille à plein temps sur ce projet et des résultats probants sont attendus dans les 18 mois à venir. Mais “la DARPA voudrait qu’on termine hier, parce que c’est aujourd’hui qu’ils en ont besoin” glisse un des chercheurs. Une fois l’élixir miracle prêt, une batterie de tests de sécurité imposés au niveau fédéral seront nécessaires avant que le “vaccin zombie” ne soit appliqué sur des soldats blessés en zone de combat.

Pour le Dr Fossum, chaque soldat sera dans le futur équipé d’une seringue – et les équipes médicales de plusieurs – contenant une dose de “vaccin”. Une simple injection réduira considérablement les besoins métaboliques des soldats, les plaçant en état de semi-suspension en coupant leurs fonctions cardiaques et cérébrales. Une fois en sécurité hors des zones de combat, ils pourront être réanimés pour être soignés.

Des rats, puis des cochons, puis des soldats… et enfin des civils. De la conservation d’organes avant transplantation à la suspension d’urgence en cas d’infarctus, des dizaines d’applications sont envisageables. “Nous sommes concentrés pour l’instant sur l’aspect militaire du projet, confie le Dr Miller, mais tout cela est destiné à s’étendre à d’autres sphères.”

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One Step Beyond

“You look tasty.”

Le 7 juillet, les entreprises Cyclone Power Technologies Inc annonçaient avoir complété la première étape du développement d’un système d’alimentation innovant destiné à propulser les Robots Tactiques Autonomes (EATR) commandés par la DARPA, l’agence pour les projets de recherche avancée de défense américaine. Ces robots doivent être capable d’accomplir de longues missions sans aucune intervention humaine pour l’entretien ou le ravitaillement.

Le projet original de Cyclone Inc. consiste à laisser ses robots se ravitailler eux-mêmes, sur la biomasse. En effet, le système robotique mis au point et en passe d’être breveté est capable de trouver, d’ingérer et d’extraire l’énergie des matières organiques présentes dans son environnement immédiat. Des rapports suggèrent que cela pourrait inclure des corps humains.

L’inquiétude grandissant et la rumeur enflant, notamment sur les sites FoxNews.com, FastCompany.com et CNET News, à propos de robots mangeurs de chair humaine, Cyclone Inc. a décidé de publier un communiqué récusant les précédents rapports. Selon eux, les robots développés n’utilisent de carburant que végétaux : branches, herbes, feuilles, qu’ils sont abilités à ramasser. Harry Schoel, le PDG de Cyclone Inc., ajoute : “Nous comprenons totalement l’inquiétude du public à propos de robots futuristes se nourrissant de chair humaine, mais ce n’est pas notre mission.”

“Pas encore, mais ça va venir, n’est-ce pas Harry ?

“Notre but actuel est de démontrer que nos machines peuvent créer de l’énergie verte à partir de matière végétale abondante et renouvelable. Les applications commerciales de cette solution énergétique à la pointe de l’écologie sont énormes.”

Bref, un discours écolo-sympa bien dans l’air du temps. Ce qu’ils veulent qu’on retienne à tout prix c’est que leurs robots sont vé-gé-ta-riens. Donc ce qui s’annonçait comme un robot tueur se nourrissant du cadavre de ses ennemis se révèle n’être au final qu’une tondeuse à gazon de combat. Déception.

Rappelons tout de même que l’outrage aux morts est un crime de guerre selon la Convention de Genève (article 15).

“À table !”

Pentagon Pushes Soldier Telepathy Program

Jeanne d’Arc, es-tu là ?

Forget the battlefield radios, the combat PDAs or even infantry hand signals. When the soldiers of the future want to communicate, they’ll read each other’s minds.

At least, that’s the hope of researchers at the Pentagon’s mad-science division Darpa. The agency’s budget for the next fiscal year includes $4 million to start up a program called Silent Talk. The goal is to “allow user-to-user communication on the battlefield without the use of vocalized speech through analysis of neural signals.” That’s on top of the $4 million the Army handed out last year to the University of California to investigate the potential for computer-mediated telepathy.

Before being vocalized, speech exists as word-specific neural signals in the mind. Darpa wants to develop technology that would detect these signals of “pre-speech,” analyze them, and then transmit the statement to an intended interlocutor. Darpa plans to use EEG to read the brain waves. It’s a technique they’re also testing in a project to devise mind-reading binoculars that alert soldiers to threats faster the conscious mind can process them.

The project has three major goals, according to Darpa. First, try to map a person’s EEG patterns to his or her individual words. Then, see if those patterns are generalizable — if everyone has similar patterns. Last, “construct a fieldable pre-prototype that would decode the signal and transmit over a limited range.”

The military has been funding a handful of mind-tapping technology recently, and already have monkeys capable of telepathic limb control. Telepathy may also have advantages beyond covert battlefield chatter. Last year, the National Research Council and the Defense Intelligence Agency released a report suggesting that neuroscience might also be useful to “make the enemy obey our commands.” The first step, though, may be getting a grunt to obey his officer’s remotely-transmitted thoughts.

Katie Drummond and Noah Shachtman