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Robin des Bois, the return

Ridley Scott, master of the Epic.

Celui là je l’attends.

Énormissime

Ouh putain je suis en train de regarder un film, là, qui repousse les frontières de la crétinerie vers d’insoupçonnables horizons. C’est DE LOIN le truc le plus barré qu’il m’ait été donné de voir. De ma vie. Entière. C’est psychédélique à mort. Du Terry Gilliam sous bonbons acidulés. J’adore.

J’adore d’autant plus que c’est un film dans lequel jouent un bon nombre des Morning Musume de l’époque (2002), mais ne zappez pas tout de suite ! Elles sont vraiment là pour le délire.

Ça s’appelle Tokkaekko. Le scénar on s’en fout un peu, le film est juste un prétexte à une avalanche de scènes surréalistes et colorées, genre des petits canards qui font les cons, des mannequins en plastique qui jouent aux charades ou se bourrent la gueule, du télé-achat stupide vantant des accessoires inutiles tel le hula-hoop pour maigrir, une magicienne de l’hyper-espace qui s’amuse à électrocuter des extra-terrestres pour passer le temps, ce genre de choses bien débiles.
Bon je sais pas trop comment vous donner envie de voir ce film, à part en vous balançant une petite flopée d’images, surtout que je sais bien que la plupart d’entre vous ne sont pas des amateurs de sous-culture japonaise, mais là franchement ça vaut vraiment le coup d’essayer, ce film est follement idiot et totalement loufoque.

Pour les aventuriers du rire disposés à se laisser porter par le délire et le n’importe quoi, vous pourrez télécharger ce film via ce site. Il faut cependant y être inscrit (facile et gratuit, hein), aussi je vous fournis également un lien pour le voir en ligne (en plusieurs parties et en sacrément moins bonne qualité quand même).

The Story of Anvil

Voilà un film drôle et touchant qui mérite d’être connu. The Story of Anvil est le rockumentaire d’un obscur groupe de métal venu de Toronto, dont les deux membres principaux ont juré, lorsqu’ils avaient 14 ans, qu’ils allaient faire “quelque chose de grand”.
Après un album sorti dans les années 80 et qui a connu un succès relatif… eh bien Robb Reiner et Steve “Lips” Kudlow ont maintenant la cinquantaine et travaillent sur leur 13ème album autoproduit, “leur meilleur à ce jour”.

Ils jouent toujours devant des audiences de quelques dizaines de personnes, quand ils ne sont pas en train de servir des repas dans des cantines ou de faire d’autres petits boulots. Leur musique est plutôt bonne, leurs fans sont peu nombreux mais fidèles, leurs familles les soutiennent. Ce sont de bons gars. Peut-être que le problème vient de là. Ou peut-être que c’est le mauvais management, les labels incompétents, ou alors tout simplement le fait d’être Canadiens. Trop polis.

En tout cas, ce film réalisé par un ancien roadie du groupe réussit à être furieusement drôle sans jamais tomber dans la moquerie. C’est également encourageant et inspirant de constater la persévérance d’Anvil envers et contre tout. Ah et quand ils sont sur scène, il y a ce quelque chose qui empêche de les traiter de ratés. This is the heart of rock’n’roll.
Vous êtes chaudement invités à aller faire un tour sur le site officiel.

Blood, the last Vampire

Des démons. Des nanas. Des katanas. Malgré ce cocktail qui peut faire craindre un film pour lover de j-pop ou une super-production de kung-fu, ce film est simple, efficace, sans prétention.
Ca doit être le côté minimaliste des japonais.

Je recommende vivement malgré des critiques médiocres. Remake de l’animé pour ceux qui connaissent. Je peux pas commenter sur la fidélité à l’original, je l’ai vu il y des années.
Tranx, c’était pas chez toi d’ailleurs?

The Devil’s Rejects

Un film de et avec Rob Zombie (pas un film de zombies).

Ce film tiré d’une histoire vraie raconte l’histoire d’une famille de serial-killers au fin fond du Texas. Ça commence sur les chapeaux de roues lorsque le shérif John Quincy Wydell (William Forsythe) lance l’offensive contre la ferme Firefly, dernière demeure de dizaines d’innocents disparus dans la région. Certains membres de la famille parviennent à s’échapper.pour rejoindre leur père et mentor, un certain Captain Spaulding, clown de son état (“I’m on a secret clown mission.”) Commence alors une chasse à l’homme sanglante à travers l’état.

Ma haine des clowns se trouve largement renforcée (comme dit Jamie Smart : “Never trust someone who has to paint a smile on their face.”)

L’action est omniprésente et les personnages tiennent tous une sacrée couche. Certaines répliques déchirent et les dialogues sont souvent à la limite du surréalisme, par exemple lorsque deux gars discutent de la meilleure façon d’enculer un poulet (ben ouais, on est au Texas quand même).
L’échange suivant entre une pute et son mac vaut également son pesant d’organes vitaux :
“- J’ai pensé me diversifier, faire un truc plus spatial, genre Star Wars, tu vois. Ils veulent tous se taper la Princesse Leïa, c’est peut-être le bon plan.
– Je sais pas, poupée, avec des trucs comme ça tu risques d’attirer tous les détraqués du coin. Des types qui se prennent pour des robots, ce genre-là. La dernière chose dont on a besoin ici c’est de robots en rut.
– Droïdes. Ce sont pas des robots, mais des droïdes.”

La bande-son est très réussie, forcément aussi avec des noms comme Lynyrd Skynyrd, Terry Reid, The Allman Brothers Band, Muddy Waters ou Joe Walsh.

Certaines scènes sont assez hard et ce film est donc à déconseiller aux âmes très sensibles et autres fans de Hello Kitty. N’exagérons rien, ça tombe jamais dans le gore non plus, le tout reste relativement bon enfant (dans la mesure où un film de serial killers peut être bon enfant). Il m’aura quand même fallu 2 bonnes heures de jpop pour faire passer tout ça ;).

Le Fabuleux Destin de Zombie Poulain

Mutants est un film français de zombies – et non pas un film de zombies français, ce qui serait autrement plus terrifiant – proposant, à défaut d’un titre original, une approche inhabituelle du genre. Mon titre à moi est quand même bien mieux – je suis doué pour les titres – mais je ne pense pas que cela intéresse beaucoup de monde.
Le film se concentre sur la relation difficile entre une jeune femme et son cher et tendre au cours de la lente transformation de ce dernier en monstre insensible et avide de chair et de sang. Ça risque en effet de ne pas aider pour la St Valentin.

Love your zombi.

Pour une fois donc le cinéma d’auteur français fait preuve d’audace et pimente ses éternelles niaiseries “humaines, sociales et authentiques” d’un peu d’imprévu et d’hémoglobine. On ne va pas s’en plaindre.

Et en plus ça a l’air bien.

Pulgasari

Dans les années 70, le tout jeune et déjà sémillant Kim Jong-Il est déjà féru de cinéma. Découvrant Godzilla, le célèbre film de ses voisins mais néanmoins ennemis Japonais, Kim se dit que ça ne se passera pas comme ça, qu’il ne sera pas dit que ces salauds de Japs auront l’apanage de la réalisation de films de monstres au message subtilement allégorique, qu’il faut frapper un grand coup. Aussi décide-t-il de faire réaliser sur commande un chef-d’oeuvre cinématographique à la gloire du socialisme populaire nord-coréen. Ainsi est né le projet Pulgasari.

Tremblez, infâmes avortons capitalistes.

Kim Jong-Il ne va pas lésiner sur les moyens pour faire réaliser ce film. Tout d’abord et très logiquement, il fait enlever un réalisateur sud-coréen et sa femme actrice, faisant ainsi d’une pierre deux coups. Shin Sang-Ok et Choi Eun-Hee attendront en cellule quatre longues années avant de connaître la raison de leur enlèvement. Il faut dire que le Cher Leader a d’autres chats à fouetter, mais il reste confiant pour la suite, le casting s’est tellement bien déroulé.
Enfin, Shin Sang-Ok et son épouse, invités à dîner par Kim Jong-Il lui-même, se voient contraints de tourner un film de monstres reléguant Godzilla au rang de comédie romantique et mettant en avant la supériorité du mode de vie socialiste.

Le film est terminé en 1985, mais il ne sortira qu’en 1998, après qu’un critique japonais ait encouragé la Corée à le projeter en louant ses qualités esthétiques. Entretemps, le couple de prisonniers a réussi à s’enfuir et ne profitera donc pas d’un succès bien mérité.

Pulgasari se déroule en Corée féodale, au 14ème siècle. Un méchant roi tyrannise son peuple et réquisitionne tout le fer du pays pour forger des armes. Un forgeron emprisonné moule dans sa prison une petite figurine de monstre et fait avant de mourir le vœu qu’elle s’éveille et délivre les paysans du joug monarchique. Éclaboussée du sang de la fille du prisonnier, la figurine s’anime et commence à dévorer tous les objets métalliques qu’elle peut trouver. Pulgasari le monstre-mangeur-de-métal s’évertuera dès lors à devenir de plus en plus puissant pour aider le peuple à combattre et renverser la monarchie corrompue.

Au Japon, le film n’a pas attiré les foules. En Corée du Sud encore moins puisque le film a totalisé moins de mille entrées.
Pulgasari a cependant raflé toutes les récompenses du festival de Pyong Yang 98, où il était d’ailleurs le seul film en compétition.

Un extrait du chef-d’oeuvre :

Vous pouvez également regarder le film dans son intégralité grâce à Google Vidéos.
De ce coté vous pourrez lire une critique détaillée et contextualisée du film.
Pour d’autres faits surréalistes concernant la Corée du Nord, lisez cet article.

Tokyo!

Tokyo! est un film en trois parties réalisées chacune par un metteur en scène différent. Deux Français (Michel Gondry et Leos Carax) et un Coréen (Bong Joon-Ho) nous livrent leur vision très personnelle de cette ville singulière, pour eux sans doute la plus dingue du monde.

* Dans Interior Design, Michel Gondry raconte l’histoire d’une jeune marginale qui perd le contrôle de sa vie et commence à se transformer en chaise.

* Shaking Tokyo de Bong Joon-Ho présente un hikikomori qui tombe amoureux d’une livreuse de pizza tatouée de boutons qui activent en elle tout un panel d’émotions.

* Merde de Leos Carax relate la sordide histoire d’un ermite vivant dans les égouts de Tokyo. Cet homme, surnommé par la presse ‘la créature des égouts’, suscite passion ou répulsion jusqu’à ce qu’il soit capturé.

Vous pouvez vous rendre sur le site officiel. Il est sorti en août au Japon, en octobre en France et sort ce mois-ci aux States. À chaque fois dans un nombre de salles très limité malheureusement (il est même pas passé en Belgique).
Malgré cela vous pouvez regarder le trailer qui donne très très envie de voir cet OVNI cinématographique :

Dés à présent dans les salles

The Wrestler – le retour de Mickey Rourke

Le trailer

Grandiose. Un des dix meilleurs films que j’ai vu de ma vie.

A regarder absolument.