La mauvaise nouvelle du jour

J. D. Salinger est mort hier à l’âge de 91 ans. Vous vous en foutez ? Vous êtes qu’une bande de gros nazes.

Son livre-culte, l’Attrape-coeur (The Catcher in the Rye en version originale), est un des plus beaux romans d’adolescence qui soit. Il a été vendu à 65 millions d’exemplaires et on dit qu’il s’en écoule encore aujourd’hui 250 000 chaque année, sans désemparer depuis la sortie du livre en 1951. À cette époque, le roman est interdit dans certains pays pour son langage trop cru. Aujourd’hui pourtant, il est devenu un classique des écoles américaines, considéré comme une référence pour sa description de la colère et du désarroi propres à l’adolescence.

Le roman se déroule sur trois jours, trois jours qui sont l’histoire d’une vie en accéléré, écrite dans un style parlé percutant. Holden Caulfield en est le personnage principal, héros à la fois tendre, rebelle, triste, instable… Il nous fait partager un secret sur l’existence, sur la vie, l’amour, la jeunesse, la difficulté à vivre, la maladie mais aussi la fantaisie, le déséquilibre, la marginalité vivifiante, la douce folie, le fantastique inscrit dans l’épaisseur du quotidien.

Holden se sent étranger au monde qui l’entoure et le dégoûte ou l’agace. Est-il malade, déprimé, mythomane, maniaco-dépressif ? Autant de questions qu’on se posera ensuite, pendant près de 50 ans, sur Salinger lui-même.

Car Salinger menait depuis 50 ans une vie de reclus à Cornish, dans le New Hampshire, refusant toute photo, interview ou publication. Il s’est éteint le jeudi 28 janvier 2010.

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